Commissariat général au tourisme

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Questionnement autour de la mise en tourisme d'une pratique contre-culturelle, cas de l'œuvre "ceci n'est pas un touriste" du Parcours Street Art Bruxelles.

Depuis plusieurs années, nous observons le foisonnement du street art à travers les villes du monde entier. Ayant eu la chance de visiter différents continents, j'ai pu constater une présence importante du street art aux quatre coins du globe.

Si les villes aujourd'hui cultivent un intérêt sans cesse grandissant envers la « ressource street art », c'est qu'il existe de nombreux enjeux gravitant autour de son institutionnalisation et de sa commercialisation.

Etudiant en tourisme et passionné par la culture hiphop, j'ai cherché à travers ce travail de fin d'études d'analyser, en toute humilité, les relations nouvelles qui se tissent entre street art et tourisme afin de mieux comprendre ce qu'il s'y joue. Pour ce faire, j'ai décidé d'analysé le street art comme une ressource valorisable touristiquement. Pour mieux mon illustrer ma réflexion et mon raisonnement, je me suis attardé sur l'œuvre « ceci n'est pas un touriste » du Parcours Street Art Bruxelles

Dans un premier temps, nous retracerons l'histoire du graffiti depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui. Si nous voulons analyser le processus de mise en tourisme de la meilleure manière, il est nécessaire de prendre en compte le contexte social, les valeurs, le sens qui gravitent autour de cette pratique dans une perspective historique.

La deuxième partie abordera des notions plus théoriques en matière de tourisme et de marketing territorial. Si le street art est un outil important pour les villes aujourd'hui, c'est qu'il constitue sans doute un outil puissant pour la construction identitaire d'une métropole. Nous aborderons ces différentes notions afin de mieux comprendre les enjeux d'image/identité qui gravitent autour de cette institutionnalisation

Pour finir, la troisième partie sera consacrée au parcours street art de Bruxelles et en l'analyse d'une de ses œuvres. Il s'agira, sur base d'éléments empiriques, de montrer la façon dont « la ressource street » art est appréhendé par trois types d'acteurs différents mais intimement liés : la ville (en tant qu'institution publique), les artistes et les touristes. Par là nous chercherons à mettre en lumière non seulement les convergences des logiques des différents acteurs qui ont permis l'essor de ce projet mais aussi à souligner l'ambivalence des logiques parfois contradictoires qui questions les limites de la mise en tourisme de la ressource street art.

Auteur(s) Madian Behnous
Date de parution Janvier 2020
Nombre de pages 39

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